Li L√©t√Ęr√© √īte paut / Le, la Laetare ailleurs

 

Hin.naut (Hainaut)

 

 

Fritchapèle (Froidchapelle) - carnaval

(André Lépine, Laetare à Froidchapelle, p.543-561, in: Mélanges Edouard Remouchamps, EMVW, 1996)

Brabant

 

Payis d’ Djodogne (Pays de Jodoigne)

 

in: Jean-Jacques Gaziaux, Parler wallon et vie rurale au pays de Jodoigne, LLN 1987, BCILL 38

 

Le 3e dimanche du carême, à l’ Létaré : n-avot cor o miète lès

¬†p’ t√ęts mascar√Ędes . (Il y avait encore un peu de petits masqu√©s.)

Niv√®le (L√©t√Ęr√©) / Nivelles (Laetare) - couri l√®s lun√®tes

(in: Rif tout dju, 128, 1969, p.8) 

 

NAMEUR (province)

And√®ne (Andenne) - Carnav√Ęl d√®s-O√Ľrs' (Carnaval des Ours)

(VA, 20/03/2009)

Bièmeréye (M’tèt) (Biesmerée (Mettet))

 

Jules Fiv√®z, Istw√™re di Bi√®mer√©ye, √®t di vint‚Äô-de√Ľs-√ītes viladjes d‚Äô avaurci disp√Ľs no√Ľf cints sw√®ssante-quate, avou l‚Äô conco√Ľrs d√®s Bi√®rm√®rw√®s, 1972

 

(p.52) Li L√©t√Ęr√© ou d’ m√©y Car√™me

 

Li dim√®gne do L√©t√Ęr√©, c’ √®st 1′ vintyin.ne djo√Ľ do Car√®me.

Divant 1′ gu√™re di quat√īze, √† Bi√®mer√©ye, i gn-aveut √®ne caval¬≠c√Ęde, sovint tos l√®s trw√®s-ans. √áa d√©pendeut di l’ arindjemint inte l√®s viladjes vijins : Furnau √®t R’m√®ton.

√Ä chakun.ne d√®s cavalc√Ędes, i gn-aveut bran-mint d√®s bias groupes √®t ossi d√®s bias tchaurs di Bi√®mer√©ye √®t d’ √īte paut. Pou adon, √ß’ asteut √®ne saqw√® d’ fw√Ęrt bia √®t d’ bin organis√©.

√Ä 1′ ti√®sse d√®s groupes √®t d√®s tchaurs, i gn-aveut :

Bouch√© Alfred, (li bi√®rdj√ģ), Gofin T√©l√®sf√īre (√®n-ancyin munusier d’ Bi√®mer√©ye),

Lafine√Ľr Louwis, Mar√ģye, s’ feume √Člise √®t Olga Fol√Ęrt, li feume da Lucyin Djilot.

T√ģri Duw√Ęrd, (Duw√Ęrt d’ √®mon 1′ dj√Ęrdin√ģ), Torl√®t Djos√®f. √ąt co s√Ľremint d√®s-√ītes qui dj‚Äô n’ a√ģ pus sovenance.

L√®s groupes √®t l√®s tchaurs fyint 1′ to√Ľr do viladje avou d√®s musucyins, d√®s tchante√Ľs, sins rouvy√ģ ¬†Z√ģr√®te √®t s’ tambour. Au n√Ľt, apr√®s-aw√® fa√ģt saqwants rondaus, l√®s pus bias groupes √®t tchaurs ri√ß√Ľvint d√®s pris. Apr√®s, l√®s djins √®nn’ alint dins l√®s cabar√®ts √®yu √ß’ qu’ on danseut. Li fi√®sse ni finicheut qu’ aus p’tit√®s-e√Ľres.

Uw√Ęr (Yvoir) - carnav√Ęl (carnaval)

(in: Jacques Brilot, L’entit√© d’Yvoir au XXe si√®cle, 2004)

 

Provinces di Nameur √®t d’ L√ģdje

La visite annuelle obligatoire des enfants aux parents et des parents aux enfants, in : EMVW, s.r.

 

Y a-t-il un jour de l’ann√©e o√Ļ les enfants vont obligatoirement manger chez leurs parents? Un jour o√Ļ les parents vont manger chez leurs enfants¬†?

 

Cette question figurant √† notre premier questionnaire-recen¬≠sement (t. 2, p. 32/1) a d√Ľ √©tonner bon nombre de nos corres¬≠pondants, √† en juger par leurs r√©ponses. L’adverbe obligatoire¬≠ment les a particuli√®rement intrigu√©s. Il √©tait cependant essen¬≠tiel, comme on va le voir.

La plupart nous ont r√©pondu en √©num√©raient certaines f√™tes de l’ann√©e qui sont, pour les membres d’une famille, une occasion de se r√©unir ou, simplement, de se faire visite : le nouvel an, les Rois, la ducace, le repas qui suit l’abatage du cochon.

Notre question visait un cas beaucoup plus digne d’√™tre √©tu¬≠di√©, √† raison de l’id√©e d’obligation imp√©rieuse qui s’y attache.

 

Voici comment, dans la province de Namur, des personnes √Ęg√©es nous avaient expos√© cette coutume que les anciens consi¬≠d√©raient comme un devoir ne pouvant √™tre transgress√© √† aucun prix : le jour du Grand Feu (premier dimanche du car√™me), les enfants sont tenus de se rendre chez leurs parents, m√™me s’ils habitent tr√®s loin de ceux-ci, et ils sont oblig√©s de manger √† la table paternelle, ne f√Ľt-ce qu’un morceau de pain. A la Laetare, les parents ont la m√™me obligation envers leurs enfants.

 

Dans beaucoup d’endroits, au cours de nos enqu√™tes, nous avions constat√© que cette coutume √©tait compl√®tement inconnue. Il nous a donc paru tout indiqu√© de proc√©der √† vin recensement en vue d’√©tablir l’aire de diffusion de cette r√®gle.

Ce recensement nous a tout d’abord appris que l’obligation familiale en question √©tait inconnue dans le Hainaut, le Brabant wallon, la province de Luxembourg, les arrondissements de Li√®ge, Verviers et Philippeville.

En revanche, nous avons trouvé la visite obligatoire aux parents et aux entants bien établie dans les arrondissements de Namur (Boneffe, Gembloux, Naninne) ; de Dinant (région de Ciney, Custinne, Mohiville) et surtout de Huy (Antheit, Ferrières, Huccorgne, Marchin, Nandrin, Ramelot, Tihange, Warzée). Le phénomène se trouve ainsi parfaitement localisé : sur les 14 endroits repérés, 10 appartiennent au Condroz et 4 se trouvent en Hesbaye méridionale, à proximité du Condroz.

 

L’aire de diffusion constitue un √ģlot enti√®rement entour√© de r√©¬≠gions wallonnes dans lesquelles, d’apr√®s les renseignements re¬≠cueillis jusqu’ici, rien de semblable n’existe.

Nous indiquons sur une carte les premiers résultats de notre enquête. Nos correspondants sont invités à nous fournir toutes indications qui pourraient nous permettre de la compléter ou de la corriger.

La coutume dont il s’agit appara√ģt donc comme limit√©e au Condroz, r√©gion qui a particuli√®rement bien conserv√© ses mŇďurs propres. On sait qu’elle est habit√©e par les descendants du peuple conduise, que Jules C√©sar appelait Condrusi. Il est permis de supposer que cette obligation familiale remonte aux Coudruzes et qu’elle avait primitivement un caract√®re religieux destin√© √† conserver le lien sacr√© unissant les enfants aux pa¬≠rents. Elle s’est transmise, de g√©n√©ration en g√©n√©ration, √† nos contemporains, qui en ont simplement retenu le caract√®re imp√©¬≠ratif.

A quels malheurs s’expose-t-on si l’on transgresse cet ordre myst√©rieux? Aucun de nos correspondants ne nous l’a r√©v√©l√©. Nous avons, d’autre part, recueilli quelques renseignements qui m√©ritent d’√™tre consign√©s.

 

Tout d’abord, voici la formule exacte qui sert √† exprimer l’obligation de la visite aux parents : ¬ę Au Grand Feu, on r‚Äôvint d’ s√®t’ ‘e√Ľres long √®t d’ s√®t’ e√Ľres laudje magn√ģ l’ pwin di s’ p√©re √®t di s’ m√©re ¬Ľ = ¬ę Au Grand Feu, on revient de sept lieues √† la ronde pour manger le pain de son p√®re et de sa m√®re. ¬Ľ (Com¬≠munication de M. Ghislain Lefebvre, orig. de Custinne.)

¬ę Cette belle coutume est encore tr√®s suivie, nous √©crit notre confr√®re M. l’abb√© Guillaume Boniver, cur√© de Warz√©e, qui ajoute : Si les parents sont morts, on va chez l’a√ģn√© des enfants. ¬Ľ

I,a visite des parents chez leurs enfants a lieu à la Laetare, exactement trois semaines après le Grand Feu.

 

Notre confr√®re M. Ad. Schoenmaekers (Huy) a recueilli cette d√©claration de sa tante, Mme Ad√®le Minet-Paquot, n√©e en 1861, ayant pass√© son enfance √† Antheit : ¬ę Au Grand Feu, les enfants vont obligatoirement chez leurs parents manger d√® l‚Äô v√īte (= des cr√™pes). A la Laetare, les parents vont manger chez leurs enfants. Si on a tu√© le cochon, on aura r√©scnf [illisible] pour cette occa¬≠sion le foie ou le cŇďur. Sinon, on r’f√™t co d√® l‚Äô v√īte (= on fait de nouveau des cr√™pes).

Suivant les endroits, les gaufres ou les cr√™pes constituent, en effet, la p√Ętisserie traditionnelle que l’on mange le jour du Grand Feu. Mais nous n’avions jamais rencontr√©, avant la rela¬≠tion de Mme Minet, l’usage consistant √† r√©server le foie ou le cŇďur du porc pour les manger √† la Laetare lors de la visite des parents. S’il ne s’agit pas ici d’une tradition isol√©e, propre √† une famille, il semble que nous nous trouvions devant une antique prescription religieuse ou magique. Nos correspondants nous obligeraient en nous signalant tout fait analogue dont ils auraient connaissance.

 

 

L√ģdje (Li√®ge) (province)

Tif (Tilff) - Lès Porês (litt. les poireaux)

Tif (Tilff) – LE CARNAVAL DU LAETARE DIT “DES POR√äS”.

 

1 COORDONNEES D’IDENTIFICATION

Date : le Carnaval de Tilff se célèbre au Laetare

 

Carnaval d’origine traditionnelle.

 

2 DESCRIPTION ANNUELLE DE LA MANIFESTATION

Les festivités carnavalesques débutent, en fait, le dimanche qui suit le Mardi-Gras, soit trois semaines avant le Laetare.

Ce jour le Prince est intronisé ; il reçoit symboliquement les clés de la cité et puis, précédé des groupes locaux et accompagné de ses Pages, il se promène dans les rues de son éphémère domaine.

Cette premi√®re journ√©e se termine par un “Grand Feu”.

Le jour du Laetare un cort√®ge serpente dans les rues de la localit√© √†” partir de lU heures; il se termine par une d√©monstration de chaque groupe participant devant la tribune d’honneur.

Le cort√®ge termin√© il est pr√©vu un l√Ęcher monstre, du clocher de l’√©¬≠glise, de petits porte-bonheurs en feutre repr√©sentant une figure car¬≠navalesque.

Vers 19 heures sur la place principale, en grande pompe et au milieu de farandoles, la “Macrale Hiver” est incin√©r√©e.

Il est de tradition lors du carnaval de d√©guster un bol de soupe aux “por√™s” (poireaux) faite tout sp√©cialement. On en d√©bite plusieurs milliers de litres.

Le cort√®ge se compose de groupes et d’harmonies venus de Belgique et pays voisins; √† ceux-ci s‚Äô”ajoutent des chars locaux d’actualit√©s et trois groupes typiquement tilffois.

Il s’agit tout d’abord des “Joyeux Revenants”; ils sont v√™tus d’un blanc suaire orn√© d’un √©norme tibia et brandissent un happe-chair.

Un g√©ant nomm√© “Li Blanc Meeus” les accompagne.

Le deuxi√®me groupe local, par anciennet√©, est celui des “Por√™s”. Il est le plus dynamique et le plus connu, ce qui a souvent fait appeler le carnaval de Tilff, Carnaval des ‚ÄėPOR√äS‚Äô.

 

Les Por√™s sont des g√©ants verts et blancs; ils sont v√™tus d’une cagoule verte recouvrant en partie un costume blanc dont les jambes, depuis le mollet jusqu’au pied sont couvertes de raphia.

Ils sont accompagn√©s par une harmonie “Les Jardiniers M√©lomanes” et par un g√©ant (50 m de haut – 45 kilos) appel√© “Dj√īsef li” R’pike√Ľ” (Joseph le Repiqueur).

Le dernier groupe local des Diables ou mieux “Les Dj√Ęles di “so Corti” sont v√™tus de noir, la t√™te garnie de cornes projet√©es en avant.

Le groupe est compl√©t√© par des “Diablesses”, un immense Dragon et un g√©ant d√©nomm√© “Bietem√©” (Barth√©l√©my).

Les ¬ę¬†Por√™s¬†¬Ľ et les ¬ę¬†Dj√Ęles¬†¬Ľ ont chacun un rite d’intronisation dans leur Ordre.

Chez les Forais, le futur “Repiqueur honoris causa” doit absorber sans broncher une “pleine jatte de sope aux Forais” et un grand “h√®na d‚Äô fris‚Äô” additionn√© d’une “gote di p√®k√®t”. Il re√ßoit une √©pitoge de velours sinople, bord√©e de cygne, garnie d’un petit plantoir bronz√© et du blason “d’or au poireau au naturel” Cette √©pitoge est accompagn√©e d’un cordon rouge bord√© d’or et d’une m√©daille d’√©tain.

La V√©n√©rable Journ√©e du Repiquage se d√©roule le deuxi√®me dimanche d’oc¬≠tobre. L’Ordre du Por√™, constitu√© en 1960, se donne des dignitaires dont le nom est repris √† la culture du poireau : l’Ancenier (pourvoyeur de fumier) le Mara√ģcher et le repiqueur (grade supr√™me).

Les “Dj√Ęles di so Corti” ont fond√© l’ordre du Dragon. Un soir d’√©t√©, dans une clairi√®re des hauteurs de Tilff, √† la lueur des torches, le Grand Lucifer et son Conseil se r√©unissent pour l’intronisation. Les intro¬≠nis√©s transpercent d’un coup d’√©pieu le coussin figurant le Dragon et avalent un breuvage secret √† base de “grusales”, sp√©cialit√© locale. Ils re√ßoivent une m√©daille √©maill√©e support√©e par un ruban et sur la¬≠quelle figure un dragon.

 

3 HISTORIQUE DES GROUPES LOCAUX

 

Les Por√™s et les Dj√Ęles, groupes tilffois, trouvent leur origine dans la l√©gende.

Les Por√™s font revivre l’histoire de Tilff aux temps anciens o√Ļ la d√ģme devait √™tre pay√©e au Chapitre Cath√©dral de Saint-Lambert √† Li√®ge.

Un certain Joseph, jardinier de Tilff, avait fabriqu√© un engrais sp√©¬≠cial qui permettait aux manants d’obtenir des r√©coltes abondantes et notamment des poireaux gigantesques.

Vu la grosseur des l√©gumes, on refusait, √† Tilff, de verser la d√ģme habituelle, et l’on demandait une diminution du nombre de l√©gumes √† fournir.

 

Le Seigneur ayant refuse Joseph et les villageois, pendant la nuit pr√©c√©dant le jour de la livraison, firent myst√©rieusement dispara√ģ¬≠tre la moiti√© des poireaux entrepos√©s dans la cour du moulin banal.

Ce sont eux que l’on voit courir dans les rues le jour du Carnaval.

Les Dj√Ęles sont les valeureux descendants des gens de Sur Cortil qui sous la direction de Bietem√© (un villageois habile) d√©cid√®rent de combattre un Dragon qui terrorisait la r√©gion.¬† Celui-ci ravageait Sur Cortil et, en plus, r√©clamait chaque ann√©e comme proie, une jeune fille de seize ans.

Un pi√®ge fut dress√© au Dragon; il consistait √† lui opposer un loup errant et de l’obliger √† un combat avec ce dernier.

Le Dragon, blessé par le loup et affaibli, fut facilement achevé par les épieux des villageois.

Tilff fut ainsi délivré.

L√®s djoye√Ľs dj√Ęles di So Corti (Les joyeux diables du hameau "Sur le Jardin")

V√ģs√© (Vis√©) – LE CARNAVAL DES OIES AU LAETARE

 

1 LA MANIFESTATION

 

Chaque ann√©e, au Laetare, a lieu √† Vis√© Je Carnaval des Oies. Ce car¬≠naval, de cr√©ation r√©cente, consiste en un cort√®ge o√Ļ figurent, outre le char de l’Oie, des groupes tr√®s divers de la ville et de localit√©s voisines (groupes d’enfants, majorettes, Prince Carnaval de Maastricht. A l’occasion du carnaval, la ville est ferm√©e et interdite √† la cir¬≠culation.

 

2 ORIGINE ET SIGNIFICATION

 

Ce Carnaval des Oies veut perp√©tuer la l√©gende qui a valu aux oies de Vis√© une c√©l√©brit√© un peu comparable aux oies du Capitule. Selon cette l√©gende, lors du si√®ge de la ville en 1336, un tra√ģtre de la cit√© rem¬≠pla√ßa par des carottes les verrous qui fermaient les portes de la ville. Les oies s’empress√®rent de manger ces carottes et permirent aux enne¬≠mis de p√©n√©trer dans l’enceinte.

Pour Jean du Totchet, la v√©rit√© serait diff√©rente: les troupes du duc de Gueldre envahirent la ville en 1336, apr√®s avoir escalad√© les murs d’enceinte. Les oies ne donn√®rent pas l’alerte ce qui leur valut – et ici, la l√©gende et petite histoire se rejoignent- de passer √† la casserole!

Aujourd’hui encore, “l’oie √† la mode de Vis√©” est particuli√®rement appr√©ci√©e des gastronomes. Sa recette reste un secret qu’on se trans¬≠met de g√©n√©ration en g√©n√©ration.

Warème (Waremme) РLE CARNAVAL DU LAETARE

 

Waremme, comme la plupart des villes de la Province de Li√®ge, poss√®de un folklore original. Les touristes connaissent “bien la “Confr√©rie d√® l‚Äô Dj√®ter√™ye” qui c√©l√®bre le culte de l’oie et des moissons et surtout le carnaval qui a lieu chaque ann√©e √† la Laetare.

Bien que de cr√©ation r√©cente – il remonte √† I960 – le carnaval de Waremme s’inscrit dans la tradition des manifestations carnavalesques de la Mi-Car√™me. On y retrouve chars, groupes divers et surtout les G√©ants. L’itin√©raire n’est pas toujours le m√™me; parfois un cort√®ge uni¬≠que d√©file dans les rues, parfois ce sont quatre groupes diff√©rents qui se rejoignent √† un certain endroit.

L’important cort√®ge se compose de chars d√©cor√©s selon les th√®mes les plus divers, de fanfares et de groupes locaux dont les plus c√©l√®bres sont les “Was-Was” et les “Waromias”. (‚Ķ)

Les “Was-Was” ont leur g√©ant: le “Grand Wava” qui est v√™tu de blanc et qui est juch√© sur une camionnette, et les ” Waromias” ont le leur: le g√©ant “Houb√™rt” (3,5 m). R√©alis√© en osier et v√™tu en “fou de la cour” aux couleurs de la ville (rouge et blanc), “Houb√™rt” est port√© par un homme.

 

LUCSEMBOURG (province)

Bastogne

 

in : Le Pays de Bastogne au gré de sa mémoire, 1982

 

A la Laetare, Bastogne avait pris l’habitude, apr√®s la pre¬≠mi√®re guerre mondiale, d’organiser une ¬ę cavalcade ¬Ľ. T√īt dans l’apr√®s-midi, le cort√®ge s’√©branlait aux accents des fanfares. Tous les participants √©taient costum√©s (mais non masqu√©s), et de nom¬≠breux chars d√©filaient: il y avait les in√©vitables all√©gories (char de l’Agriculture, char de la Brasserie), mais aussi des chars illustrant certains m√©tiers, des groupes folkloriques invit√©s, des cavaliers, etc. Le succ√®s populaire de cette manifestation √©tait √©norme. Mal¬≠gr√© cela, elle p√©riclita dans les ann√©es 60.

Floravile - Carnaval du Chamayot (Carnaval du Chamaillot)

(Princes Carnavals)

in : Clio 70, Folklore de Belgique, Guide des manifestations et des musées, Bruxelles, 1974

 

Florenville / La cavalcade du Laetare

 

La localité gaumaise possède un carnaval qui se déroule durant le week-end de

la mi-carême.

Le samedi, masques et travestis prom√®nent le ¬ę¬†chamayot¬†¬Ľ (chamaillot)¬†dans les rues de la cit√©. C’est un personnage l√©gendaire typiquement gaumais, conteur d’histoires tout aussi anciennes et qu’il essaie √† toutes forces de faire passer pour v√©ridiques. Pendant le d√©fil√©, on entend des harangues en patois aux quatre coins de la ville.

Le dimanche apr√®s-midi, a lieu le cort√®ge et au soir, le chamayot est br√Ľl√© sur la grand-place, au milieu d’une farandole g√©n√©rale.

Floravile èt l' Chamayot (Georges Théodore)

(VA, s.d.)

Lu Rotche (Laroche-en-Ardenne) - carnav√Ęl (carnaval)

(VA, 19/03/1996)

(L√®s Chofle√Ľs d’ B√Ľses (Les Souffleurs de Buses))

(Prince Carnav√Ęl / Prince Carnaval)

Gaume

 

La Marède* (note de René Clausse), in : Le Gletton, 348-349, 2005, p.14

 

Elle avait lieu le dimanche de la mi-car√™me, apr√®s les V√™pres. Des groupes de gar√ßons et de filles, form√©s au gr√© des affinit√©s, partaient vers la for√™t ou vers un bosquet proche du village. Une double tranche de pain de ¬ę m√©nage ¬Ľ et un morceau de saucisse composaient le Menu du go√Ľter traditionnel pris en plein air. Ce pique-nique folklorique √©tait une sorte de rel√Ęche pour les croyants astreints √† une observance rigoureuse des pr√©ceptes de car√™me imposant je√Ľne et abstinence pendant les six semaines qui pr√©c√©dent P√Ęques.

L’activit√© s’est perp√©tu√©e sous la forme d’un go√Ľter de la jeunesse qui a aujourd’hui compl√®tement disparu.

 

* le repas de midi

Tchini (Chiny)

 

Fred Leroy, Chiny se souvient, éd. Eole, 2004

(p.157-158)

 

Le go√Ľter sur la fontaine

 

Il y a très longtemps, il était d’usage, à la mi-Carême, que les jeunes allassent, chacun portant un plat, faire un pique-nique au bord d’une source, d’un ruisseau.

Pour faire r√©chauffer ou cuire les mets, en premi√®re ligne, l’omelette traditionnelle, on allumait le feu entre de grosses pierres et on buvait √† la source dans le creux de la main.

Cette coutume a √©t√© conserv√©e, √† Chiny, par les gamins de 10 √† 15 ans, jusqu’√† la fin du XIXe si√®cle.

Le go√Ľter sur la fontaine avait lieu alors sur la Roche ¬ę M√©m√©re ¬Ľ, les victuailles √©taient r√©duites √† de simples Ňďufs durs et la c√©r√©monie se terminait, le plus souvent, par une partie de ¬ę bouchon ¬Ľ ou de ¬ę ligne ¬Ľ.